Supposons que
\(G\) soit un graphe biparti avec
\(S_1\) et
\(S_2\) les parties de
\(G\text{.}\) Supposons qu’il existe un cycle de longueur impair
\(s_0, s_1, \dots, s_{2k+1}\) avec
\(s_1\in S_1\text{.}\) On a alors
\(s_0\in S_2\text{.}\) De plus, par l’exercice
7.3.5.3, on a également que
\(s_{2k+1}\in S_1\text{.}\) Cependant, puisque
\(s_0, s_1, \dots, s_{2k+1}\) ext un cycle, on a
\(s_0=s_{2k+1}\text{.}\) Ceci est impossible, car
\(S_1\cap S_2 =\emptyset\text{.}\)
Supposons maintenant que
\(G\) ne possède aucun cycle de longueur impaire. On suppose que
\(G\) est connexe. Sinon, on utilise l’argument ci-dessous sur chaque composante connexe de
\(G\text{.}\) On choisit un sommet
\(s_0\) quelconque de
\(G\text{,}\) et on pose
\(S_1\) l’ensemble des sommets relié à
\(s_0\) par une chaîne de longueur impaire, et
\(S_2\) l’ensemble des sommets relié à
\(s_0\) par une chaîne de longueur paire. Puisque
\(G\) est connexe, on a bien
\(S=S_1\cup S_2\text{.}\)
On commence par montrer que
\(S_1\cap S_2=\emptyset\text{.}\) Si
\(t\in S_1\cap S_2\text{,}\) alors il existe une chaîne de longueur impaire ainsi qu’une chaîne de longueur paire entre
\(s_0\) et
\(t\text{.}\) Ainsi, par l’exercice
7.3.5.2, il existe un cycle de longueur impaire dans
\(G\text{,}\) ce qui est une contradiction.
Il reste maintenant à montrer qu’il n’y a pas d’arête entre deux sommets de
\(S_i\text{,}\) pour
\(i=1\) et pour
\(i=2\text{.}\) Supposons le contraire. Ainsi, il existe une arête entre
\(t_1, t_2\in S_i\) pour
\(i=1\) ou
\(i=2\text{.}\) De plus, on sait qu’il existe une chaîne de longueur
\(n\equiv i \mod 2\) entre
\(s_0\) et
\(t_1\text{,}\) ainsi qu’une chaîne de longueur
\(m\equiv i \mod 2\text{.}\) Encore par l’exercice
7.3.5.2, il existe un cycle de longueur
\(n+m+1\equiv i+i+1\mod 2 \equiv 1 \mod 2\text{,}\) c’est-à-dire qu’il existe un cycle de longueur impaire, ce qui est en contradiction avec notre hypothèse.